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[article] | Titre : |
Pratiques matrimoniales et transmission mère-enfant du VIH au Togo |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
S. K. KOFFI, Auteur ; I. AGBEKO, Auteur ; K. N. DOUTI, Auteur ; A. GERALDO, Auteur ; D. Y. ATAKOUMA, Auteur ; B. BAKONDE, Auteur ; K. TATAGAN-AGBI, Auteur ; A. D. AGBERE, Auteur |
| Année de publication : |
2014 |
| Article en page(s) : |
p. 91-98 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
pratiques matrimoniales transmission mère-enfant VIH Togo |
| Résumé : |
But: étudier l'influence des coutumes et pratiques matrimoniales sur le mode de transmission sexuelle et la transmission mère-enfant du VIH/Sida au Togo, afin de faire des suggestions à l'endroit des populations et des autorités publiques en vue d'éviter les coutumes et pratiques matrimoniales à risque dans la propagation du VIH.
Population et méthodes : il s'agit d'une étude transversale et multicentrique, rétrospective et prospective, portant sur 145 enfants séropositifs, 145 mères d'enfant séropositif, et 145 pères d'enfant séropositif, du 3 janvier au 5 mai 2013, soit une période de 4 mois.
Résultats : sur les 145 enfants, 53,8% étaient de sexe masculin et 46,2% de sexe féminin. Les mères étaient âgées de 31 à 40 ans (54,5%), des artisanes (64,8%), des professionnelles de sexe (2,1%). Les pères étaient âgés de 41 à 50 ans (42,8%), des artisans (54,5%), des professionnels de sexe (0,7%), séropositifs (47,6%), de sérologie inconnue (27,6). Sur les 145 enfants, 91(62,8%) étaient issus de la première union des parents et 41 (28,3) après d'autres aventures infructueuses de ces derniers. Les grossesses d'où étaient issus les 91 enfants nés d'une première union ont été conçues dans l'année qui a suivi le début de l'union (24,9%), entre 1 et 2 ans après le début de l'union (29,7%). Avant l'union d'où est issu un enfant, la mère avait déjà eu de partenaire sexuel (69,7%) dont 57% avec le conjoint actuel et 43% avec un autre partenaire ; le père avait déjà eu de partenaire sexuel (57,9%) dont 43,7 avec la conjointe actuelle et 56,3% avec d'autres partenaires. Avant la relation fécondante, la mère connaissait son statut sérologique dans 6,2% des cas, le père, dans 3,4%, et le couple, dans 3,4% des cas. Les enfants étaient issus d'un remariage (22,8%). Les hommes s'étaient remariés après le décès de leurs femmes dans 5 cas dont 2 dans la fratrie de leur femme défunte (sororat), après un divorce (9,7%). Les femmes s'étaient remariées après le décès de leur conjoint dans 9 cas dont 2 cas dans la fratrie de leur mari défunt (lévirat), après un divorce (14,5%). Trois enfants (2%) étaient issus de couples réconciliés, et sur les trois couples réconcilié, deux l'ont été après plus de deux ans de séparation. Onze enfants sur les 145 (7,6) étaient issus de relations sexuelles volontaires occasionnelles. Les enfants provenaient de familles monogames (58%) et de familles polygames (30,3%). Dans les couples monogames, les femmes se disaient fidèles à leur mari dans 46,2 des cas, et les hommes se disaient fidèles à leurs femmes dans 22,1% des cas. Dans les familles de polygames, 9% des hommes se disaient fidèles à leurs femmes et 28,3% des femmes se disaient fidèles à leurs maris.
Conclusion : les stratégies de lutte contre la propagation du VIH ne sauraient être efficaces si elles ne sont pas accompagnées de la réduction de la pauvreté, et si les rapports de pouvoir inégalitaire et les logiques culturelles perdurent. (Résumé de l'auteur) |
| Note de contenu : |
Introduction
- Population et méthodes
- Résultats
- Discussion
Conclusion
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| Permalink : |
./index.php?lvl=notice_display&id=2124 |
in Journal de la recherche scientifique de l'Université de Lomé > Vol.16, N°1 [31/12/2014] . - p. 91-98
[article] Pratiques matrimoniales et transmission mère-enfant du VIH au Togo [texte imprimé] / S. K. KOFFI, Auteur ; I. AGBEKO, Auteur ; K. N. DOUTI, Auteur ; A. GERALDO, Auteur ; D. Y. ATAKOUMA, Auteur ; B. BAKONDE, Auteur ; K. TATAGAN-AGBI, Auteur ; A. D. AGBERE, Auteur . - 2014 . - p. 91-98. Langues : Français ( fre) in Journal de la recherche scientifique de l'Université de Lomé > Vol.16, N°1 [31/12/2014] . - p. 91-98 | Mots-clés : |
pratiques matrimoniales transmission mère-enfant VIH Togo |
| Résumé : |
But: étudier l'influence des coutumes et pratiques matrimoniales sur le mode de transmission sexuelle et la transmission mère-enfant du VIH/Sida au Togo, afin de faire des suggestions à l'endroit des populations et des autorités publiques en vue d'éviter les coutumes et pratiques matrimoniales à risque dans la propagation du VIH.
Population et méthodes : il s'agit d'une étude transversale et multicentrique, rétrospective et prospective, portant sur 145 enfants séropositifs, 145 mères d'enfant séropositif, et 145 pères d'enfant séropositif, du 3 janvier au 5 mai 2013, soit une période de 4 mois.
Résultats : sur les 145 enfants, 53,8% étaient de sexe masculin et 46,2% de sexe féminin. Les mères étaient âgées de 31 à 40 ans (54,5%), des artisanes (64,8%), des professionnelles de sexe (2,1%). Les pères étaient âgés de 41 à 50 ans (42,8%), des artisans (54,5%), des professionnels de sexe (0,7%), séropositifs (47,6%), de sérologie inconnue (27,6). Sur les 145 enfants, 91(62,8%) étaient issus de la première union des parents et 41 (28,3) après d'autres aventures infructueuses de ces derniers. Les grossesses d'où étaient issus les 91 enfants nés d'une première union ont été conçues dans l'année qui a suivi le début de l'union (24,9%), entre 1 et 2 ans après le début de l'union (29,7%). Avant l'union d'où est issu un enfant, la mère avait déjà eu de partenaire sexuel (69,7%) dont 57% avec le conjoint actuel et 43% avec un autre partenaire ; le père avait déjà eu de partenaire sexuel (57,9%) dont 43,7 avec la conjointe actuelle et 56,3% avec d'autres partenaires. Avant la relation fécondante, la mère connaissait son statut sérologique dans 6,2% des cas, le père, dans 3,4%, et le couple, dans 3,4% des cas. Les enfants étaient issus d'un remariage (22,8%). Les hommes s'étaient remariés après le décès de leurs femmes dans 5 cas dont 2 dans la fratrie de leur femme défunte (sororat), après un divorce (9,7%). Les femmes s'étaient remariées après le décès de leur conjoint dans 9 cas dont 2 cas dans la fratrie de leur mari défunt (lévirat), après un divorce (14,5%). Trois enfants (2%) étaient issus de couples réconciliés, et sur les trois couples réconcilié, deux l'ont été après plus de deux ans de séparation. Onze enfants sur les 145 (7,6) étaient issus de relations sexuelles volontaires occasionnelles. Les enfants provenaient de familles monogames (58%) et de familles polygames (30,3%). Dans les couples monogames, les femmes se disaient fidèles à leur mari dans 46,2 des cas, et les hommes se disaient fidèles à leurs femmes dans 22,1% des cas. Dans les familles de polygames, 9% des hommes se disaient fidèles à leurs femmes et 28,3% des femmes se disaient fidèles à leurs maris.
Conclusion : les stratégies de lutte contre la propagation du VIH ne sauraient être efficaces si elles ne sont pas accompagnées de la réduction de la pauvreté, et si les rapports de pouvoir inégalitaire et les logiques culturelles perdurent. (Résumé de l'auteur) |
| Note de contenu : |
Introduction
- Population et méthodes
- Résultats
- Discussion
Conclusion
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